Que d'eau, que d'eau !

Publié le : 13/11/2018 17:47:42
Catégories : Conseils

Dans nos maisons, il y a de l’eau qui entre et de l’eau qui sort. L’eau qui entre, c’est l’eau potable, fournie par la commune ou par une entreprise de délégation de service public. Elle est précieuse et chère. Après utilisation, cette eau part dans le réseau d’égout des eaux usées (EU) pour être traitée. Et puis, il y a l’eau de pluie (EP). Celle là est gratuite et, bien que strictement non potable, elle peut rendre de grands services, dehors et dedans. Alors, plutôt que de la laisser s’écouler, on peut la valoriser assez facilement.

L’eau qui tombe sur les toits glisse jusqu’à la gouttière et descend par un tuyau (que l’on appelle une descente) jusqu’au réseau d’évacuation des eaux pluviales, qui devrait être différent de celui des eaux usées. Selon les régions, il tombe chaque année entre 600 et 800 litres d’eau de pluie par m2. Ça fait beaucoup. Si vous avez 80 mètres carrés de toiture, plus de 50 000 litres d’eau l’arrosent en 365 jours. Soit à peu près la consommation d’un français moyen. Voilà qui donne à réfléchir, surtout lorsque l’on a un jardin à entretenir. 

Si vous projetez de faire construire votre maison, vous pouvez envisager un système assez complexe de récupération des eaux de pluie. Une grande cuve enterrée, reliée aux gouttières et descentes, est équipée d’une pompe qui dessert un réseau indépendant. Cette eau va servir, bien sûr à l’arrosage, mais peut aussi alimenter tous les points qui ne nécessitent pas d’eau potable : toilettes, lavage des sols et même, sous certains conditions, lave-linge. Attention toutefois, ces eaux pluviales ne doivent pas se mélanger à l’eau potable. Et si une arrivée peut palier à une période de sécheresse pour remplir la cuve, un clapet doit empêcher tout retour de l’eau de pluie vers le réseau. Une fois utilisées, les eaux pluviales partent avec les eaux usées. 

Cette installation lourde est évidemment difficile à mettre en œuvre dans le cadre d’une rénovation. En revanche, il est très aisé d’installer dans son jardin une cuve ou un réservoir de récupération des eaux pluviales. Le plus simple, c’est un collecteur aérien, souvent en polyéthylène (une matière plastique). Il existe plein de formes et de designs de récupérateurs d’eau (tonneau, amphore, colonne, bac, imitation mur) et même des souples. Selon ses besoins, on choisira le bon volume : 2-300 litres suffisent pour arroser les fleurs, mais il faut un bac de 500 pour le potager et autour de 1000 litres pour une grande pelouse. Il suffit ensuite de relier le récupérateur à une descente, d’installer le robinet, et hop, voilà de l’eau gratuite ! Il est vivement conseillé d’installer un collecteur filtrant entre la descente et la cuve. Il évitera que toutes les saletés du toit ne viennent souiller votre eau. Une cuve ainsi installée peut durer de longues années, à condition de penser à la vidanger avant l’arrivée du gel. 

Si les plus paresseux peuvent se contenter d’une poubelle en plastique posée dans le jardin pour stocker l’eau qui a la gentillesse de tomber dedans, les plus ambitieux peuvent envisager de mettre en cave ou d’enterrer leur récupérateur et de le coupler à une pompe. Dans ce cas, ça vaut peut-être le coup de tirer une arrivée d’eau jusqu’aux toilettes. Mais les travaux sont alors plus importants. Sinon, la pompe assurera la remontée d’eau jusqu’au système d’arrosage. N’oubliez pas de prévoir un trop plein pour évacuer l’eau en excédent vers les égouts. Car, parfois, il pleut trop. La bonne nouvelle, c’est qu’alors, il est inutile d’arroser. 

PENSEZ Y : La bonne place du collecteur.

Le vent est le premier ennemi de la serre. Pensez donc à l’installer à l’abri d’un mur ou d’une haie, mais jamais sous un arbre (chute de branches). Pensez à la déneiger en cas de besoin (donc s’il neige), et à la nettoyer régulièrement. Si le soleil est indispensable en hiver pour une serre de jardin, l’été, il peut être meurtrier pour les jeunes pousses. N’oubliez pas de couvrir le toit pour leur éviter de cuire.

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