HIVER - Joies et contraintes de l’hiver

Publié le : 13/11/2018 15:33:00
Catégories : Dossiers de la saison

On peut aimer l’hiver. Lorsque, par exemple, le soleil parvient à percer les nuages et fait scintiller la neige. Bon. Reconnaissons que cette image idyllique est surtout vraie en montagne. La plupart du temps, la neige tombe sous un ciel gris, paralyse les transports, fait geler les cultures et, pour peu que la température stagne en-dessous de zéro, transforme rues et jardins en patinoires. Les pouvoirs publics agissent en général pour déneiger les routes. Mais, ils n’interviendront pas pour votre terrasse et même votre bout de trottoir. Alors petit tour des moyens pour éviter à la neige et au verglas de pourrir notre quotidien hivernal.

Les derniers hivers ont été particulièrement rigoureux. On peut imaginer que celui qui arrive le soit tout autant. D’ailleurs, la neige est déjà tombée fin octobre autour de Grenoble. Dans la capitale des Alpes, on est mieux équipé et plus habitué qu’ailleurs pour traiter les problèmes neigeux, même si toutes les communes de France sont capables de déneiger leurs rues. Parfois, dans les régions où le phénomène est rare, ça peut prendre un peu de temps. D’ailleurs, on peut se poser la question : ne serait-il pas plus raisonnable de se caler chez soi lorsque la neige tombe, et d’attendre le dégel pour ressortir. Tentant certes, mais un peu théorique. C’est pourtant ce que font nos voisins Suisses, considérant que les « fondants routiers » (le sel, le sable) sont coûteux et néfastes pour l’environnement. Leur conseil : que tous les automobilistes équipent leur voiture de pneus hiver et que les piétons mettent des chaussures antidérapantes. N’exagérons rien, les Suisses traitent tout de même leurs routes…

Pour revenir chez nous, on utilise deux types de fondants routiers : le sable et le sel. Si ce dernier fait effectivement « fondre » la neige en abaissant sa température de fusion (son passage du solide au liquide), le sable empêche, lui, de déraper. Il s’incruste dans la glace et créé une couche d’accroche adhérente. Le sel peut être utilisé en grains ou en saumure, c’est-à-dire mélangé à de l’eau. Cette dernière technique est très efficace. Mais, si pour votre terrasse le problème est limité car les quantités sont faibles, le sel présente quelques inconvénients. D’abord il coûte cher : 100 € la tonne, et l’on en déverse environ un million chaque hiver sur les routes de l’hexagone. Et puis il a un impact environnemental, car il file vers la terre. Ce salage artificiel modifie l’écosystème et perturbe la faune et la flore. Donc, même dans votre jardin, usez-en avec raison.

Un peu de chimie : 
le sel fait baisser la température à laquelle l’eau gèle. En la saturant en sel (23%), elle se solidifie à -21° ! 
Et si l’on remplace le classique chlorure de sodium (NaCl) par du chlorure de calcium (CaCl2), l’eau ne gèlera qu’à -50° !

De nouveaux produits, notamment un à base de pulpe de raisin, sont à l’étude ou en expérimentation, et il existe déjà des façons écolos de déneiger : les copeaux de bois ou les cendres de la cheminée peuvent agir. Mais rien ne remplace, pour l’instant, le sel de fonte. Notez qu’en cas d’urgence, vous pouvez utiliser du sel de cuisine. Un conseil, diluez-le, ce sera plus efficace (1 kg de sel pour 5 litres d’eau). En attendant, la meilleure manière de déneiger, qui est aussi la plus neutre pour la nature, c’est encore de s’armer de courage et d’une pelle ou d’une fraise à neige. A condition de s’y mettre dès que les flocons ont cessé de tomber, et avant qu’ils ne gèlent. Voyons tout ça en détail. 

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