Taille tôt ou taille tard, mais taille en automne

Publié le : 13/11/2018 16:01:02
Catégories : Conseils

Le vrai proverbe, c’est taille tôt ou taille tard, mais taille en mars. Toutefois, la taille d’automne est aussi indispensable. Quelques conseils pour réussir les coupes automnales.

Les rosiers pleureurs ou tiges (ceux qui ont un tronc) ne nécessitent qu’une coupe superficielle en octobre : enlevez les fleurs fanées (c’est valable pour tous et toute l’année) et taillez d’une vingtaine de centimètres, au-dessus d’un bourgeon et en orientant la coupe vers l’extérieur de la plante. 

Les rosiers buissons se taillent en novembre, et de façon plus radicale : à 50 centimètres environ de la base. Pour les rosiers arbustes, attentez février et surtout qu’il ne gèle pas car il ne faut jamais tailler quand le thermomètre descend en-dessous de zéro. Vous raccourcirez alors les rameaux en coupant sous les ramifications et, sur les arbustes de 5 ans et plus, vous éliminerez les branches les plus vieilles. Les rosiers grimpants se taillent en fin de floraison, donc au début de l’été pour les non-remontants et en septembre-octobre pour les autres. Coupez assez court pour permettre aux nouveaux rameaux de grandir. 

Pensez aussi à bouturer vos rosiers en sélectionnant une belle branche que vous couperez juste au-dessus des deux seules feuilles que vous garderez. Il suffit ensuite (théoriquement, car ça demande tout de même du doigté) de planter la branche dans un mélange de sable et de terreau spécial bouturage et de l’arroser. Si tout se passe bien, elle donnera naissance à un clone de votre rosier que vous pourrez mettre en terre au printemps. 

Pour la taille des fruitiers, c’est assez compliqué et difficile à résumer en quelques lignes. L’on se contentera donc des grands principes. Sachez d’abord que la taille n’est pas indispensable pour que l’arbre donne des fruits. Si vous laissez faire la nature, il va juste pousser dans tous les sens, produire des branches stériles qui compliqueront la récolte et pomperont de la sève qui n’ira pas aux fruits. Les arbres seront donc moins productifs, et les fruits plus compliqués à récolter. Pour les fruitiers, deux tailles sont nécessaires dans l’année. Celle du printemps corrige et complète celle de l’automne, qui demeure la principale. Elle s’effectue après la récolte, quand la sève redescend et que l’arbre s’endort. Les coupes doivent être droites et nettes, et la taille doit : supprimer les bois morts ou malades et les branches qui repiquent vers l’intérieur, orienter les rameaux (préférez ceux à l’horizontale et coupez les verticaux), raccourcir les branches pour ne pas affaiblir l’arbre. Elle peut aussi donner une « forme » à l’arbre, notamment pour favoriser l’accès aux branches supérieures. 

Après avoir taillé, n’oubliez pas de protéger avec un produit cicatrisant les sections de plus d’un ou deux centimètres (goudron de Norvège ou mastic). Ni de traiter vos arbres, au minimum à la bouille bordelaise, qui ne peut pas faire de mal. Mais si vous repérer des maladies ou des parasites, employez un produit spécifique. Dans tous les cas, mais surtout en cas de maladies, brûler les branches coupées, et nettoyez vos outils à l’alcool ou au feu avant d’aller tailler un autre arbre. 

Pensez y : Tailler en sécurité.

Ne vous jetez pas à corps perdu dans la taille sans vous être un minimum équipé. Même s’il fait chaud, portez des vêtements couvrants pour éviter les égratignures, et des chaussures fermées, surtout si vous maniez des outils motorisés. On ne tond pas une pelouse en tongs, pas plus que l’on lance une tronçonneuse en sandales. Indispensable à tous les travaux de coupe, des gants et lunettes vous éviteront bien des désagréments. Les premiers pour ne pas avoir de mauvaises surprises en agrippant une branche de rosier, les seconds si la branche en question vous revient dans l’œil.

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